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Ce qu'a dit Chirac le 14 juillet

Discussion dans 'Le Bar' démarrée par Ed, 14 Juillet 2004.

  1. Ed

    Ed Technophile bon vivant Membre de l'équipe

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    Face à Sarkozy, Chirac réaffirme son autorité

    mercredi 14 juillet 2004 (Reuters - 15:39)

    par Hélène Fontanaud

    PARIS - Face à la montée en puissance de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac a réaffirmé son autorité sur des ministres "exécutants", soulignant qu'il ne laisserait pas "les ambitions ou les calculs des uns ou des autres" perturber les trois dernières années de son quinquennat.

    Lors de sa traditionnelle interview du 14-Juillet, mercredi, le chef de l'Etat a voulu redonner un cap au gouvernement de

    Jean-Pierre Raffarin, malmené dans les urnes et les sondages.

    Pour Jacques Chirac, le Premier ministre demeure "le mieux à même" de conduire l'action du gouvernement. "J'entends qu'il soit respecté au sein du gouvernement en tant que tel", a-t-il insisté. "Il aura tout mon appui".

    Le président a défendu l'action de réformes menée depuis deux ans et affirmé qu'il restait "trois ans pour confirmer l'essai", en appuyant notamment le retour de la croissance par une politique de cohésion sociale.

    Jacques Chirac a rappelé que l'action gouvernementale est "fondée sur deux principes: la collégialité et les bons rapports avec le Parlement, et la solidarité". "Je n'ai pas l'intention d'accepter des mises en cause de ses principes, qui sont à la base même de l'efficacité gouvernementale et donc du service des Français", a-t-il prévenu.

    Jacques Chirac s'est fait plus explicite, à un moment où les ambitions du ministre de l'Economie, qui devrait briguer la présidence de l'UMP et se considère toujours en course pour Matignon - et l'Elysée en 2007 - sont de plus en plus affichées.

    "Nous avons trois ans et je ne laisserai pas la polémique conduire à un affaiblissement du gouvernement, au moment où il retrouve des moyens d'action au service des Français", a déclaré le chef de l'Etat.

    "J'ai fixé une feuille de route au gouvernement, j'attends de chaque ministre, de tous les ministres, qu'il applique sa part de cette feuille de route sans aucune réserve. Personne n'est obligé d'être ministre, j'attends que chacun exécute", a-t-il ajouté.

    "Je ne laisserai pas les ambitions ou les calculs des uns ou des autres ici ou là, perturber l'action des trois années à venir", a-t-il déclaré un peu plus tard.

    Pour Jacques Chirac, "les rivalités, les querelles de personnes (...) ont trop souvent gâché le travail des Français", les hommes politiques tombant "d'une querelle électorale dans une autre querelle électorale". "Chaque chose en son temps", a-t-il insisté. L'élection présidentielle de 2007, "c'est dans trois ans".

    Si Nicolas Sarkozy doutait être le principal destinataire de ce rappel à l'ordre, ses doutes ont dû être levés quand a été évoqué le budget de la Défense, objet d'un litige entre Bercy et la rue Saint-Dominique, tranché en faveur de Michèle Alliot-Marie par le chef de l'Etat, chef des armées.

    "JE DECIDE ET IL EXECUTE"

    "Il n'y pas de différend entre le ministre des Finances et moi pour une raison simple, c'est que, notamment s'agissant de la défense, je décide et il exécute", a dit Jacques Chirac.

    "Je ne vois pas pourquoi on fait une polémique qui me paraît beaucoup plus inspirée par des raisons de politique avec un petit p que par des raisons de défense de l'intérêt général. En tous les cas, moi, je prends des décisions en fonction de ce que j'estime être l'intérêt général", a-t-il assené.

    Jacques Chirac a enfin réaffirmé la règle du non-cumul entre des fonctions ministérielles et celles de président de l'UMP.

    "Si tel ou tel ministre, car il y en a plusieurs qui semblent intéressés, veut se lancer dans la campagne, s'il est élu président de l'UMP, il démissionnera immédiatement ou je mettrai fin immédiatement à ses fonctions", a-t-il dit.

    "Ce n'est pas un problème d'hommes", a-t-il assuré.

    Affirmant n'avoir pas à se "mêler des fonctionnements d'un parti politique, fût-il le plus important de la majorité", Jacques Chirac a plaidé pour "le bon fonctionnement de l'Etat".

    "Si vous avez un Premier ministre, qui a un ministre par ailleurs président du principal parti de la majorité, ça veut dire en clair que vous n'avez plus de Premier ministre", a-t-il expliqué.

    Pour lui, le Premier ministre "a naturellement vocation à être président" du parti majoritaire.

    Prié de dire comment il avait lui-même cumulé ses fonctions de Premier ministre avec celles de président du RPR, il a lâché: "Je ne mettais jamais les pieds au parti que je présidais".

    Au passage, il a rendu hommage à son ancien Premier ministre, Alain Juppé, qui va abandonner la présidence de l'UMP en raison de ses problèmes judiciaires. "Je le déplore, je le regrette et je le comprends".

    Jacques Chirac a enfin voulu répondre à la désaffection des Français, qui, selon un sondage CSA publié mardi dans La Croix, sont une majorité (52%) à estimer qu'il n'est pas assez à leur écoute et 53% à penser qu'il ne met pas la droite en position de gagner la présidentielle de 2007.

    "Je n'en avais pas le sentiment, je suis quelqu'un qui travaille beaucoup, je suis sensible au contact avec mes concitoyens, j'y attache un grand prix car on apprend plus dans un regard ou une poignée de main que dans un gros dossier et pourtant (...), si les Français le pensent, ils ont probablement raison. Je vais en tenir compte", a-t-il dit. "Je n'aurai pas à me forcer beaucoup, je vais leur parler davantage".

    Jacques Chirac a toutefois défendu sa présence sur la scène internationale au nom de la lutte pour une mondialisation plus humaine et plus sociale. "Les chefs d'Etat et de gouvernement qui veulent défendre leur pays doivent être plus présents à l'extérieur, pas pour se promener mais pour être entendus".

    http://www.liberation.fr/page.php?Article=223738
     
  2. DenADorn

    DenADorn Maitre glandeur à qui la réussite sourit

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    Il n'a pas proposé un référendum aussi ?
    L'article a l'air de beaucoup plus s'attacher aux ragots gouvernementaux qu'à la politique qu'il va suivre.
     
  3. tontonio

    tontonio mage à Ankh Morpork Membre de l'équipe

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  4. Ced

    Ced 禮多人不怪 Membre de l'équipe

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    Cette dépêche a un angle. C'est un principe. L'interview de J.Chirac était dense et longue aussi il y a plusieurs dépêches avec des angles différents.

    Il a également eu un petit mot à propos des entreprises qui menaçait de se délocaliser si le gouvernement ne leur accordait pas davantage (cf Bosch) :
    "C'est une pente glissante surlaquelle il ne faut pas aller. Le dialogue doit être favorisé. Si une entreprise ne trouve pas de solution d'un commun accord avec les salariés, il faut maintenir le système en place. Si la discussion débouche sur un accord, il faut le respecter."

    Les propos que je rapporte ne sont pas écrits au mot pour mot. Mais l'idée est là.