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Philip K. Dick

Discussion dans 'Retour sur divertissement' démarrée par tontonio, 13 Juillet 2010.

  1. tontonio

    tontonio mage à Ankh Morpork Membre de l'équipe

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    Philip K. Dick

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    Quatrième de couverture
    Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.

    Mais alors qu'est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette capacité à utiliser la "boite à empathie", qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s'avérer être un usurpateur...

    Adapté au cinéma par Ridley Scott, Blade Runner est un des chefs-d'œuvre de Philip K. Dick (Ubik, Le Dieu venu du centaure). Loin d'être héroïque, la mission du héros (qui tient plus de l'antihéros) le pousse petit à petit vers le désespoir. Encore une fois les frontières de la réalité sont floues et la question de l'identité plus que jamais inquiétante.




    Blade Runner fait parti de cette catégorie de titres portés par la renommée de leur adaptation au cinéma. Sauf que là, c'est du lourd, du XL. Un film culte que l'on range respectueusement aux côté des plus grands de la SF (donc pas loin de Star Wars). On n'avoue qu'avec honte ne l'avoir pas vu, de peur de se faire jeter des pierres, de se faire insulter dans la rue, ou pire encore, de recevoir l'aide anonyme d'un ministre du budget.
    C'est malheureusement mon cas, et je l'avoue tout haut : Non, je n'ai pas vu Blade Runner !"
    Le livre est donc l'occasion parfaite pour commencer mon chemin vers la rédemption.

    Dans un futur post apocalyptique (tiens tiens, thème déjà vu par ici), l'humanité s'est tournée vers les étoiles. Pour l'aider dans cette colonisation extraterrestre, elle se fait assister par des androïds, construits sur Terre et exploités comme des esclaves sur les nouveaux mondes.
    Il arrive cependant que certains androïds se révoltent contre leur sort, tuent leurs propriétaires et cherchent le salut dans la fuite sur Terre, où ils comptent se confondre dans la population restée parmi les ruines.
    La mission des blade runner est d'identifier ces androïds dévients et de les réformer. Autrement dit, de les flinguer sans autre forme de procès.

    Le livre suit la journée de l'un de ces blade runner, Rick Deckard, chargé de réformer six androïds de la dernière génération, des Nexus-6.
    Pour identifier les androïds et s'assurer qu'il ne va pas bousiller un être humain (la vie s'étant raréfiée, sa valeur a beaucoup augmenté), Rick doit faire passer un test mesurant le degré d'empathie. Malgré une intelligence supérieure, un androïd n'éprouve aucune empathie, ce qui le trahit lors du test.

    Je n'en dirai pas plus pour ne pas en révéler davantage.
    On retrouve dans ce livre un thème devenu ultra classique dans la SF, la différence entre l'Homme et la machine. Si les réplicants n'éprouvent aucune empathie, ils ont tout de même conscience d'exister : ils "sont" donc au sens descartiens. Pour brouiller encore plus les pistes, ils peuvent ne pas avoir conscience d'être des réplicants car de faux souvenirs ont été implantés dans leur mémoire.
    Par effet de miroir on se demande donc ce qui fait de nous des humains, ce qui nous distingue vraiment de la machine. Le livre aborde sous cet angle la question de l'empathie, mais aussi de la religion et de l'amour.

    Ce qui fascine dans ce livre, c'est sa densité, ce climat très pesant, à la fois physiquement (post apocalypse, immeubles abandonnés, ruines...) et psychologiquement (traque, confrontation...).
    Un univers très riche que l'on retrouve dans des oeuvres comme Ghost in the Shell ou Sky Doll par exemple.

    Le livre est assez court et s'engloutit comme un rien.
    Je le conseille très vivement !
     

    Pièces jointes:

  2. Ced

    Ced 禮多人不怪 Membre de l'équipe

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    J'ai vu le film il y a plusieurs années... et n'ai pas accroché du tout. Sans doute est-il préférable d'avoir lu le livre avant.
     
  3. Ed

    Ed Technophile bon vivant Membre de l'équipe

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    J'ai cru un instant que tu avais reçu une aide anonyme du ministre du budget...

    J'ai vu le film il y a environ 10 ans et j'avais trouvé quelques longueurs mais qui à mon avis servaient peut-être à renforcer le sentiment de lourdeur. Mais globalement, c'est un bon film de SF avec les moyens de l'époque. Je le revérais volontiers. Le livre mérite à mon avis de s'y intéresser.
     
  4. Ced

    Ced 禮多人不怪 Membre de l'équipe

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    Il me semble que le film a également une fin alternative. Je ne sais plus quelle version j'ai vu.

    Après vérification sur Wikipédia, c'est bien ça. Et apparemment il existe 7 montages différents du film. Voir ici.
     
  5. tontonio

    tontonio mage à Ankh Morpork Membre de l'équipe

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    7 versions différentes o_O
    Comment bien entuber le cinéphile qui va toutes les acheter !